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  • Valérie Farcot ex Ferré
  • Je suis séparée et la mère de 3 garçons
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 07:11

 

 

L'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, Prix Nobel de litérature et auteur entre autre du roman "Cent ans de solitude", est atteint d'un cancer à l'âge de 77 ans. Il a envoyé une lettre d'adieu à ses amis qui est très touchante. 

 

 

 

 

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« Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette en chiffon et qu'il m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible.

 

 

 

Je m'habillerais simplement, me déshabillerais sous le soleil, en laissant nu non seulement mon corps, mais aussi mon âme. Je prouverais aux hommes combien ils se trompent en pensant qu'on ne tombe plus amoureux en vieillissant et qu'ils ne savent pas qu'on vieillit lorsqu'on cesse de tomber amoureux. Je donnerais des ailes à un enfant mais je le laisserais apprendre à voler seul.  J'enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l'âge, mais avec l'oubli.

 


 

J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur réside dans la manière de l'escalader. J'ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing, pour la première fois, la main de sa mère ou de son père, il la retient pour toujours. J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut que pour l'aider à se lever. 

 


Si je savais que je te vois dormir aujourd'hui pour la dernière fois, je t'embrasserais très fort et je prierais Dieu pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les dernières minutes où je te vois, je te dirais «Je t'aime», sans présumer bêtement que tu le sais déjà. 

 


Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre occasion de faire bien les choses, mais si jamais je me trompe et que je n'ai plus que ce jour, j'aimerais te dire combien je t'aime et que je ne t'oublierai jamais. Le lendemain n'est garanti à personne, qu'il soit jeune ou vieux. Aujourd'hui peut être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes. N'attends pas, fais-le aujourd'hui, car si demain ne vient pas, tu regretteras sûrement de n'avoir pas pris le temps d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, car tu étais trop occupé pour pouvoir faire plaisir.  

 


Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur combien tu as besoin d'eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de leur dire «je regrette», «pardonne-moi», «s'il te plaît», «merci», et tous les mots d'amour que tu connais. Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande à Dieu la force et la sagesse de les exprimer. 


 


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Valérie Ferré-Farcot
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commentaires

Bonneau Michel 14/01/2014 16:02


A la lecture de la lettre de Gabriel Garcia Marquez j'ai pleuré.

Angel 24/12/2013 01:07


Le poème est peut-être beau mais il n'appartient pas du tout à Gabriel Garcia Marquez, d’ailleurs il n'a jamais écrit de la poésie et en plus il a dénoncé lui même cette "non paternité" de ce
poème et la naivetté de celui qui l'a écrit. Ah, et il est toujours vivant, il n'a jamais été à l'article de la mort tel qu'on le prétendait!! ah et le poème a été écrit par un mexicain qui a
voulu se faire plaisir et mettre le nom d'un écrivain connu, pour voir son texte apparaître partout. Ah, ces mexicains......!!

thomasson 19/03/2012 17:16


C'est très touchant. Il dit des vérités toutes simples que j'aime.