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  • Valérie Farcot ex Ferré
  • Je suis séparée et la mère de 3 garçons
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:09

LA MAMAN OURS ET SON OURSON

EN PORCELAINE NON CUITE.


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Voici une petite pièce (12 cm environ) faite cet été en Suisse.Elle est en porcelaine.*


 De façon spontanée, le bloc de matière blanche et douce, s'est "penché" sur le côté laissant apparaître sans équivoque pour moi, un ours.**   J'ai façonné le visage, les oreilles, en quelques secondes et je n'y ai jamais retouché! une évidence ensuite que cette ours était entrain d'abriter "quelqu'un de cher" entre ses pattes... j'ai alors laisser apparaître le "p'tit bout de nez" de l'ourson... tout aussi spontanément en quelques secondes il était là... et puis, le dos avait déjà sa structure courbe visible, j'ai juste mis en valeur la fourrure avec quelques coup d'ongle... Quelques minutes ont donc suffit pour laisser mon animal totem du moment m'offrir "la preuve de sa Présence" et son message:


« Le calme. Entrer dans le silence et Sa force d'introspection. LOurs nous fait comrendre que chaque être détient la capacité de faire savoir. Il s'apparente à l'intuituion. »

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 Merci à toi douce et puissante Maman Ours.


* vient du terme italien « porcellana » qui signifie nacre.
La pâte est composée de kaolin, de feldspath (fondant, qui donne la transparence) et de quartz (qui sert de liant, le quartz est de la silice à l'état cristallin). Elle se vitrifie à haute température. Les pièces obtenues sont imperméables et translucides (en faible épaisseur).
**Lorsque j'ai travaillé cette matière très originale par sa blancheur, son toucher très doux légèrement "gluant" mais non collant, j'ai en quelque sorte subit son "caractère"! En effet on dit qu'elle a une "mémoire de forme" qu'il est difficile de contrarier. C'est la porcelaine qui décide de son mouvement premier... 

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J'ai découvert cette fable de Monsieur DE LA FONTAINE. (1621-1695) Elle ne fait pas partie de mes souvenir d'écolière!

L'Ours et les deux Compagnons

Deux compagnons pressés d'argent
A leur voisin Fourreur vendirent

La peau d'un Ours encore vivant,

Mais qu'ils tueraient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent.

C'était le Roi des Ours au compte de ces gens.

Le Marchand à sa peau devait faire fortune.

Elle garantirait des froids les plus cuisants.

On en pourrait fourrer plutôt deux robes qu'une.

Dindenaut prisait moins ses Moutons qu'eux leur Ours:

Leur, à leur compte, et non à celui de la Bête.

S'offrant de la livrer au plus tard dans deux jours,

Ils conviennent de prix, et se mettent en quête,

Trouvent l'Ours qui s'avance, et vient vers eux au trot.

Voilà mes gens frappés comme d'un coup de foudre.

Le marché ne tint pas; il fallut le résoudre:

D'intérêts contre l'Ours, on n'en dit pas un mot.

L'un des deux Compagnons grimpe au faîte d'un arbre;

L'autre, plus froid que n'est un marbre,

Se couche sur le nez, fait le mort, tient son vent,

Ayant quelque part ouï dire

Que l'Ours s'acharne peu souvent

Sur un corps qui ne vit, ne meut, ni ne respire.

Seigneur Ours, comme un sot, donna dans ce panneau.

Il voit ce corps gisant, le croit privé de vie,

Et de peur de supercherie

Le tourne, le retourne, approche son museau,

Flaire aux passages de l'haleine.

C'est, dit-il, un cadavre; Ôtons-nous, car il sent.

A ces mots, l'Ours s'en va dans la forêt prochaine.

L'un de nos deux Marchands de son arbre descend,

Court à son compagnon, lui dit que c'est merveille

Qu'il n'ait eu seulement que la peur pour tout mal.

Eh bien, ajouta-t-il, la peau de l'animal?

Mais que t'a-t-il dit à l'oreille?

Car il s'approchait de bien près,

Te retournant avec sa serre.

- Il m'a dit qu'il ne faut jamais

Vendre la peau de l'Ours qu'on ne l'ait mis par terre.


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Valérie Ferré-Farcot
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commentaires

thomasson 01/11/2011 19:57



C'est un plaisir de te lire. Merci.